Auteur: ERBMA
Titre: Aucun
Genre: Fanfiction, En Cours
Personnages: Equipe, Autres...
Martin rentrait chez lui en repensant à sa dure journée.Ils avaient perdu du temps et n'avaient pas coincé le principal suspect. À cause de Danny, Jack s'était énervé contre eux.
Il repassa la scène dans sa tête :
« Alors, Jackson, tu t'es décidé à parler oui ou non ? commença Danny.
- Je n'ai rien à vous dire, répondit Jackson.
- Ah oui, tu en es sûr ?
- Je vous répète que je n'ai rien fait.
- C'est ce que tu dis depuis des heures ! répondit Danny, en haussant le ton. Tu as tué six femmes, avoue-le !
- Danny, dit Martin, calme toi !
- Je suis innocent, intervint Jackson.
- Et merde, murmura Danny en sortant, quel chieur ! »
Ce n'était pas de sa faute, mais il s'était quand même fait réprimander et renvoyer chez lui par son patron furieux.
Il arriva devant sa porte, glissa la clef dans la serrure, referma la porte derrière lui et accrocha sa veste sur le porte-manteaux. Saisissant une bière dans le frigo, il bondit sur le canapé, attrapa au vol la télécommande, alluma sa télé et se mit à zapper tout en buvant sa bière.
Au bout d'une heure, alors qu'il regardait un feuilleton policier autrichien, l'Arlésienne se fit entendre.
« Merde, mon portable ! »
Se redressant tant bien que mal, il jeta un rapide coup d'½il dans la pièce, se dirigea vers son porte-manteaux, et chercha dans la poche de sa veste son portable.
« Allô ?
- Martin, fit la voix de Samantha, y'a de l'avancement dans l'affaire des femmes tuées.
- J'arrive. »
Il éteignit la télévision, ferma sa porte à double tour et se dirigea vers sa voiture.
Arrivé au FBI, il fut conduit par une secrétaire dans la salle d'interrogatoire, où Jack, le suspect et un militaire l'attendaient.
« Martin, voici le colonel O'Neill, de l'armée de l'Air. Il apporte des preuves qui démontrent l'innocence du docteur.
- Ha... Désolé de vous avoir un peu malmené, docteur Jackson.
- Pas grave... Je vais commencer à prendre l'habitude. »
Danny entra à son tour dans la pièce.
« Y'a du nouveau ? »
Après que le colonel et le docteur furent partis, les agents se réunirent dans l'Open Space et Jack leur expliqua ce qui se passait :
« Qu'est ce que l'armée vient foutre là dedans ? demanda Martin.
- Apparemment Jackson est un de leurs consultant.
- En tout cas, retour a la case départ.
- Non, on a perdu l'affaire. Elle a été reprise par la N.S.A.
- Tant mieux, lança Danny, je suis épuisé, je rentre chez moi.
- Non, répondit Jack, Martin et toi avez des dossiers à finir, vous restez ici
Quand ils eurent fini leurs rapports, Danny proposa à Martin d'aller prendre un verre :
« Avec plaisir, répondit ce dernier, on va où ?
- Je connais un petit bar sympa dans le centre, ils servent d'excellents jus de fruits.
- Allons-y, conclu Martin. »
Une fois arrivés au bar, les deux hommes s'installèrent à une table, commandèrent un jus de fruit et commencèrent à discuter.Au bout de cinq minutes, une jeune fille visiblement ivre morte s'approcha de leur table :
« Salut beaux gosses, vous voulez vous amuser ?
- Vous feriez mieux de rentrer chez vous et de désouler, mademoiselle. répondit Martin. »
L'adolescente s'éloigna.Soudain, Danny empoigna Martin puis l'emmena dans un coin de la salle :
« Mais qu'est ce qui te prend, Martin ? demanda Danny, visiblement très en colère.
- Comment ça qu'est ce qui me prend ? répondit Martin, indigné, qu'est ce qui te prend toi, oui ? Tu peux m'expliquer pourquoi tu me gueule dessus ? Je t'ai rien fait que je sache, non ?
- A moi non, mais a cette fille, si !
- Quoi ? Tu m'engueule à cause de cette fille ! Tu ne t'attendais quand même pas à ce que je la mette dans mon lit ?
- Non, mais tu aurais pu être plus poli !
- Et pourquoi ?
- Parce que tu sais pertinemment que je suis un ancien alcoolique !
- Je ne vois pas le rapport.
- Tu devrais pourtant savoir que quand on est saoul, on ne contrôle pas ses gestes et ses paroles! termina Danny avant de sortir du bar, plantant Martin sur place. »
Martin était stupéfait, il ne comprenait plus Danny. Il n'avait rien fait de mal, avait répondu poliment a la jeune fille et pourtant...
« Ca va lui passer, pensa-il, demain, tout sera oublié. »
Mais il n'en était pas aussi sur qu'il en avait l'air.
Le lendemain matin, l'inquiétude de Martin se confirma, en effet, quand le jeune agent arriva à son bureau, il vit tout de suite que Danny ne lui adressait plus la parole et faisait tout pour l'éviter.
Ce petit manège durait depuis deux jours, deux jours éprouvants pour Martin, qui s'en voulait énormément de s'être disputé avec son meilleur ami.Mais une nouvelle enquête vint mettre fin à son supplice :
« Les enfants, on a une nouvelle affaire, lança Jack a la cantonade.»
Quand toute l'équipe eu finie de s'installer, Jack commença son briefing :
« La famille Powell : Anne, la mère, elle a 36 ans.Josh, le père, en a 38.Ils ont quatre enfants : Max, 15 ans, Alex, 12 ans, et enfin, des jumelles, Marie et claire, 9 ans.Ils ont tous disparus de chez eux cette nuit.
- Quoi? s'étonna Sam.
- Tu as bien entendu : ils se sont évaporés dans la nature !
- On a des pistes, des indices, quoi que ce soit ?interrogea Danny.
- Pas la moindre piste, pas d'empreintes non identifiées, rien du tout.
- qui a signalé leur disparition ?demanda Elena
- Les voisins, ils s'étonnaient de ne pas les voir sortir de chez eux. D'autres questions ? Non ? Bon, et bien, commençons !
-Danny, tu vas chez eux, interroge tout le monde, famille, amis, voisins, je veut tout savoir sur eux.
- Ok ! répondit le concerné
- Sam, tu va fouiner du coté du travail de la mère et Elena, même chose pour le père.
- D'accord ! lancèrent les deux jeunes femmes en c½ur
- Et moi ? demanda Martin
- Toi, tu va à l'école et tu interroge les professeurs, les élèves et le directeur.
- D'accord.
ECOLE PUBLIQUE DE SAINTE MANGOUSTE
« Bonjour, vous êtes le directeur de cette école ? demanda Martin
- Oui, et vous êtes ?
- Martin Fitzgerald, F.B.I. répondit le jeune homme, spontanément, en sortant sa plaque.
- Que puis-je pour vous ? s'empressa de demander le directeur, intimidé par la plaque et l'arme de l'agent.
- La famille Powell a disparue et je voudrais que vous me disiez tout ce que vous savez sur eux .
- Mon dieu, c'est terrible ! Ce sont des gens biens, Max a quelques difficultés scolaire mais sinon, tout va bien.
- Vous n'avez pas remarqué des changements ces derniers temps ?
- C'est-à-dire ? demanda l'homme, méfiant.
- Un changement dans leur comportement, de mauvaises fréquentations..., expliqua Martin.
- Allons parler dans mon bureau, lança soudain son interlocuteur. »
Martin le suivi sans rechigner, comprenant qu'il avait quelque chose d'important à lui dire.
« Monsieur Tania, demanda-il, qu'avez-vous vu ?
- c'était il y a une semaine, devant l'école, Alex parlait avec un homme.
- Vous savez qui était cet homme ?
- Non, désolé.
- Est il revenu après ?
- Non, jamais.
- D'accord, merci. »
MAISON DES POWELL
Danny était entrain d'interroger une amie des Powell quand son portable sonna :
« Taylor.
- Danny, c'est Martin, je viens d'interroger le directeur.Il dit qu'il a vu Alex parler avec un homme, il y a une semaine, a la sortie de l'école. D'après lui, c'était la première fois qu'il le voyait.
- Tu as sa description ?
- La quarantaine, brun, cheveux courts.Aucun signe particulier.
- Ok, merci. »
L'agent retourna à son interrogatoire et demanda à la jeune femme :
« Mademoiselle, savez vous comment font les enfants pour rentrer de l'école ?
- Ils rentrent toujours a pied, ce n'est pas très loin.
- Savez vous si un homme a ramené Alex il y a une semaine ?
- Non, je n'en ai aucune idée, pourquoi ?
- Alex a été vu par la directrice entrain de parler à un homme inconnu à la sortie de l'école.
- Je ne vois pas qui ça peut être, désolée.
- d'accord, merci. »
UNE HEURE PLUS TARD, Q.G. DU F.B.I.
« C'est exaspérant, lança Martin, pas une seule piste à part cette histoire d'homme inconnu et tout a fait quelconque qui parlait avec Alex
- C'est déjà ça !relativisa Elena
- Tu parles ! On a rien du tout »
Soudainement, Jack entra dans la pièce en courant.
« On a retrouvé La famille Powell
- Tant mieux !
- Ils sont morts, ils ont étés égorgés et torturés.
- Oh non ! s'exclama Danny
- On sait qui a fait ça ?demanda Sam
- Les crimes violents travaillent dessus.
DEUX JOURS APRES
L'équipe n'avait pas d'affaire en cours et était entrain de rédiger des dossier quand des hommes des enquêtes internes débarquèrent.Ils se dirigèrent tout droit vers Martin :
« Martin Fitzgerald, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre et la torture des six membres de la famille Powell ; vous avez le droit de garder le silence, si vous renoncez a ce droit, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal, vous avez le droit a un avocat, si vous ne pouvez vous en procurer un, il vous en sera commit un d'office...
- Que faites vous ? cria Danny en se précipitant sur eux
- Que se passe t'il ?demanda Jack, alerté par le bruit
- Ils arrêtent Martin !
- Quoi ? C'est quoi ces histoires ?
- Appelez mon père !leur dit Martin tandis que les agents l'emmenaient. »
Sam et Elena étaient tellement sous le choc qu'elles ne dirent pas un mot et se contentèrent de regarder Martin passer, la bouche grande ouverte.Vivian, qui rentrait de vacance aujourd'hui, arriva juste a cet instant.
« Mais qu'est ce qui se passe ici ? Martin, qu'est ce qui leur prend ? »
Quand les deux agents furent partis avec Martin, Jack demanda à Danny :
« De quoi ils l'inculpent ?
- Du meurtre de la famille Powell
- C'est une blague ?
- Non, mais c'est bien fait pour sa gueule !
- Danny, le réprimanda Jack, tu n'as pas honte de dire ça ? Il faut oublier les vieilles rancoeurs et l'aider au maximum ! Tout le monde ici sait qu'il n'aurai jamais fait ça ! Vivian, tu appelle Victor Fitzgerald, moi je m'occupe du directeur des affaires internes, Sam contacte l'équipe chargée de l'enquête et Elena tu va me trouver ou ils comptent envoyer Martin.
- Et moi, demanda Danny tandis que ses collègues partaient déjà exécuter les ordres de leurs patron, je fait quoi ?
- Tu restes ici, tu prends régulièrement des nouvelles de tout le monde et tu réfléchis à ton attitude inacceptable. »
Et Jack parti, laissant sur place un Danny stupéfait et incrédule.
UNE DEMI-HEURE PLUS TARD, DANS L'OPEN SPACE
Ils étaient tous réunis, Jack, Sam, Danny, Vivian, Elena, le père de Martin et même l'agent Mc Intosh, directeur de l'enquête ainsi que Mr Carter, des enquêtes internes.
« Qu'est ce que c'est que cette histoire, lança Mr Fitzgerald, mon fils, en prison ! Il y a forcément une erreur !
- Victor, calmez-vous ! lança Jack.Nous allons régler ce problème très rapidement et sans aucuns incidents.Messieurs Mc Intosh et Carter ici présents vont se faire un plaisir de nous expliquer ce qui se passe et nous allons les écouter tranquillement.
- Et bien, commença Mc Intosh, nous avons retrouvé les empreintes et l'A.D.N. de votre agent partout sur le lieu du crime et sur les corps des Powell...
- C'est impossible ! le coupa le directeur adjoint
- Mr Fitzgerald ! Calmez-vous.Nous avons fait notre travail, ce n'est pas de ma faute si votre fils est un criminel !
- Fermez là ! hurla Danny, qui s'était levé brusquement.Mc Intosh nous a mit dans la merde en prévenant les enquêtes internes mais ce n'est pas une raison pour chercher la bagarre, Mr Fitzgerald !
- Bon, tout le monde se calme, je suis persuadé comme la majorité des gens ici que Martin n'a absolument pas pu faire ça, c'est donc sûrement un coup monté. Au lieu de nous engueuler, nous ferions mieux de chercher les vrais coupables !intervint Jack. »
Pendant ce temps, Martin était conduit dans une prison fédérale New-Yorkaise par les deux agents qui s'étaient occupés de son arrestation.
« Puisque je vous dit que je n'ai absolument rien fait !
- Ta gueule, connard ! On sait très bien que tu les as tués ! Tu les as aussi torturés ! J'ai vu leurs corps, tu mérites vraiment la peine capitale !
- Mais ce n'est pas moi le coupable !
- FERME LA ! Hurla l'agent en lui assénant un magistral coup de poing en pleine tète, tu es un monstre, une abomination ! Et dire que l'on t'a autorisé a porter un flingue. »
Martin ne comprenait pas ce qui lui arrivait, il se retrouvait à subir les coups et les insultes d'un flic en colère alors qu'il n'avait absolument rien fait. Il se demandait ce que pensent ses collègues de lui, si ils le croyaient coupable... Et son père, que ferait il quand il l'apprendrait ? Userait il de son influence pour l'aider, ou, au contraire, pour le faire condamner ?
Les menottes lui faisaient un mal de chien et il avait des difficultés pour respirer. Il espérait que son calvaire serait bientôt terminé.
C'était le branle-bas de combat au Q.G. du F.B.I., Jack dirigeait les opérations pour tenter de prouver l'innocence de Martin. Il avait ordonné à Vivian de relire tout le dossier a la recherche d'une incohérence, sans aucun résultat. Sam et Danny, quand a eux, étaient allés sur les lieux du crime pour chercher des indices tandis qu'Elena cherchait parmi les nombreux ennemis de Martin une personne susceptible d'avoir monté un coup pareil. Mais malgré leurs efforts, toutes les preuves étaient contre le pauvre agent, et certaines personnes commençaient à douter de son innocence.
« On a absolument rien, s'énerva Elena, je vais finir par croire en sa culpabilité si ça continue comme ça !
- Ne redis jamais ça ! s'exclama Danny, je suis absolument certain que Martin est innocent ! J'y parierai ma vie !
- Et pourquoi ce soudain changement d'opinion ?
- Quoi ? Qu'est ce que tu insinue ?
- Je n'insinue pas, je constate ! Il y a quelques heures, tu disais que c'était bien fait pour lui et maintenant tu le défends au péril de ta vie !
- J'y ai réfléchi, et maintenant je peux parier ma vie qu'il est innocent !
- Et vous risqueriez de la perdre, agent Taylor, intervient Carter en apparaissant dans l'entrebâillement de la porte.
- Agent Carter, quel plaisir de vous voir ! répondit le jeune homme, ironique. Qu'est ce qui nous vaut l'honneur de votre visite ?
- Je viens vous annoncer que votre « ami » sera jugé dans quatre jours.
Quoi ! Mais d'habitude cela prend des mois, voir des années !
- Je sais, mais dans le cas de votre ami, il est préférable de se dépêcher. Et d'ailleurs, la sentence sera exécutée aussi vite que le procès.
C'est dégueulasse ! lança Sam
- C'est la justice, répondit Carter.
- C'est l'injustice, oui ! dit Danny, qui malgré son désespoir, tentait toujours de coincer Carter avec des jeux de mots pas toujours très fins.
- Très drôle, agent Taylor, je voit que la mort imminente de Fitzgerald vous laisse de marbre ! »
Danny perdit tout contrôle à l'entente de ces mots. Il se précipita sur l'autre agent et lui asséna un magnifique coup de pied dans les parties. Carter, plié en deux par la douleur, murmura :
« Vous allez me le payer !
- C'est ce qu'on va voir. »
Entre temps, Martin était arrivé à la prison. Ses geôliers
L'avaient jeté dans une cellule individuelle « en attendant son procès » et lui avait laissé de quoi subvenir a ses besoins.Le jeune homme était tellement épuisé qu'il ne prit même pas le temps de manger mais se contenta de se désaltérer et de s'installer sur sa couchette.
A peine avait il posé sa tète dessus qu'il s'endormit instantanément. Sa nuit fut remplie d'horribles cauchemars.
Le lendemain matin
Martin se réveilla en sursaut. Il regarda autour de lui, il se trouvait dans une pièce froide, aux murs gris et sales. Il ne savait pas ce qu'il faisait ici, ni ou il était, d'ailleurs.Soudain, tout lui revint en mémoire : Son arrestation, ses geôliers, la prison... Il ne comprenais toujours pas ce qui arrivait, enfin si, il savait pourquoi il était ici, mais ignorai ce qui c'était passé pour qu'il y arrive. Ses pensées étaient encore confuses et il était troublé par l'étroitesse de la cellule et l'absence de ses collègues qui étaient devenus toute sa vie depuis son entrée au F.B.I. Jack était le père aimant qu'il n'avait jamais eu, et Vivian la mère toujours la quand on en avait besoin, pour protéger ou consoler. Elena et Danny étaient ses frères et s½urs, et Sam, Sam... enfin, bref. Il espérait encore que tout cela n'était qu'un cauchemar mais sans trop y croire. Il se demandais quel heure il était car les flics lui avait retiré tous les objets autres que ses vêtements et ses chaussures.Il se demandais quand es ce qu'on viendrai le chercher pour l'interroger, mais surtout quand es ce qu'on lui apporterai a manger, car il crevait de faim. Soudain, il entendit la porte s'ouvrir :
« Lève-toi, ordure, debout !
- Mmmh, attendez deux minutes...
- On n'est pas dans un hôtel ! Debout ! Mais tu vas te lever, oui ! Le juge t'attend ! Debout, bordel !
- Mais c'est bon, putain, c'est bon ! Je me lève, mais laissez moi respirer un peu!
- On te laisse respirer si on veut, alors maintenant tu la fermes et tu te lèves ! hurla le premier gardien, qui commençait à perdre patience. »
Martin n'eu même pas le temps de se redresser que le deuxième gardien se jeta sur lui et l'empoigna par le col.
« Tu veut pas te lever, d'accord, mais t'a peut être oublié ou tu était en ce moment : tu es en prison, mon gars, en prison ! T'es pas allongé chez toi, sur ton grand lit, et t'as pas le droit d'appeler ton patron pour avoir un jour de congé ! T'as tué des gens, maintenant tu vas le payer cher !
- T'as le droit à une visite avant d'aller voir le juge, alors choisi vite ! reprit le premier gardien
- Vivian, je veux voir Vivian !
- Appelle la noire, lança le gardien à son collègue.
DIX MINUTES PLUS TARD, PARLOIR DE LA PRISON.
« Martin ! Est-ce que ça va ? demanda immédiatement Vivian en voyant la tête de son jeune collègue.
- Bof, ça pourrait aller mieux.
- Sérieusement, est ce qu'ils te traitent bien ?
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Martin, ton père s'inquiète pour toi et...
- Non, sans blague ! la coupa Martin
- Martin ! Si ils te traitent mal, ton père peut faire quelque chose !
- Tu n'as qu'à lui dire qu'ils me traitent comme ils traiteraient un flic violeur et meurtrier...
- Ne t'inquiète pas, on va arranger ça !
- Les visites sont terminées ! hurla un gardien tandis que retentissait une sonnerie stridente.
- Ne te laisse pas abattre, dit Vivian, on va s'en sortir ! »
UNE DEMI HEURE PLUS TARD, AU TRIBUNAL, ENTRETIEN AVEC LE JUGE.
« Monsieur Fitzgerald je présume ?
- Tout à fait, monsieur le juge, Répondit le gardien.
- Laissez nous seul, je vous prie !
- Mais...
- Ecoutez, Fitzgerald n'est pas un imbécile, il ne va pas se jeter sur moi dés que vous aurez franchi la porte !
- Mais...
-Ecoutez, je prend l'entière responsabilité de ce qui pourrait se passer, mais comme vous n'avez pas l'air d'apprécier Fitzgerald, il faut que vous sortiez ! C'est uniquement dans un souci d'impartialité !
- Bon, d'accord. »
Quand le gardien fut parti, le juge se pencha vers Martin et lui dit :
« J'ai un truc a t'apprendre : le type que t'as assassiné, il me devait un paquet de fric ! Et maintenant qu'il est mort, qui va me payer ?
- Mais je n'ai rien fait ! Et d'ailleurs, ce n'est pas mon problème si vous êtes un juge véreux !
- Tu vas voir ce qui va t'arriver, sale fils de pute !
- Au moins ma mère était consentante, elle ! lui répondit Martin, qui commençait à s'énerver.
- Tu vas voir ce que je vais te faire, espèce d'enculé !
- J'ai beau regarder, je ne vois rien !
- Je vais te faire condamner a mort !
- Grande nouvelle !
- Mais avant, je vais te laisser dans une cellule avec quelques amis
- Bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu !
- Tu vas le regretter !
- Des menaces, toujours des menaces... Vous ne savez rien faire d'autre ou quoi ?
- Espèce de salopard !
- Ah oui, et vous savez insulter aussi !
- Mais ferme-là, putain de bordel de merde !
- Insultes, gros mots et menaces ! C'est du joli !
- Mais en quelle langue faut t'le dire !
- J'sais pas, en serbo-croate, ou en togolais !
- Je vais te détruire, te briser, te...
- Vous voulez pas changer de disque, non ?
- Tu sais que ton gardien est un de mes amis ?
- J'en ai rien a foutre
- Je vais le rappeler...
- Tant mieux pour vous.
- Et lui dire de s'occuper de toi !
- Si ça peut vous amuser...
- GARDIEN !
- Oui ?
- Occupe toi de lui, murmura le juge au gardien, mais ne laisse pas de traces et garde le vivant.
- D'accord. »
Le gardien raccompagna Martin à la prison et l'enferma dans une salle au sous sol.
« Alors je t'explique : tu avoue les meurtres et je te laisse
tranquille, ou bien je te force à les avouer !
- Mais on vous a jamais appris l'originalité ?
- Très bien, je n'aime pas ça, mais tu vas me forcer à employer les grands moyens ! »
Pendant ce temps, bureau du FBI
Vivian était rentrée au bureau et racontait à toute l'équipe sa conversation avec Martin à la prison.
« C'est horrible, il faut faire quelque chose ! lança Danny
- Comme trouver le coupable, par exemple ! répondit Victor, sarcastique.
- Ca, on est tous d'accord là-dessus ! »
Soudain, Van Doran les appela dans son bureau :
Titre: Aucun
Genre: Fanfiction, En Cours
Personnages: Equipe, Autres...
Martin rentrait chez lui en repensant à sa dure journée.Ils avaient perdu du temps et n'avaient pas coincé le principal suspect. À cause de Danny, Jack s'était énervé contre eux.
Il repassa la scène dans sa tête :
« Alors, Jackson, tu t'es décidé à parler oui ou non ? commença Danny.
- Je n'ai rien à vous dire, répondit Jackson.
- Ah oui, tu en es sûr ?
- Je vous répète que je n'ai rien fait.
- C'est ce que tu dis depuis des heures ! répondit Danny, en haussant le ton. Tu as tué six femmes, avoue-le !
- Danny, dit Martin, calme toi !
- Je suis innocent, intervint Jackson.
- Et merde, murmura Danny en sortant, quel chieur ! »
Ce n'était pas de sa faute, mais il s'était quand même fait réprimander et renvoyer chez lui par son patron furieux.
Il arriva devant sa porte, glissa la clef dans la serrure, referma la porte derrière lui et accrocha sa veste sur le porte-manteaux. Saisissant une bière dans le frigo, il bondit sur le canapé, attrapa au vol la télécommande, alluma sa télé et se mit à zapper tout en buvant sa bière.
Au bout d'une heure, alors qu'il regardait un feuilleton policier autrichien, l'Arlésienne se fit entendre.
« Merde, mon portable ! »
Se redressant tant bien que mal, il jeta un rapide coup d'½il dans la pièce, se dirigea vers son porte-manteaux, et chercha dans la poche de sa veste son portable.
« Allô ?
- Martin, fit la voix de Samantha, y'a de l'avancement dans l'affaire des femmes tuées.
- J'arrive. »
Il éteignit la télévision, ferma sa porte à double tour et se dirigea vers sa voiture.
Arrivé au FBI, il fut conduit par une secrétaire dans la salle d'interrogatoire, où Jack, le suspect et un militaire l'attendaient.
« Martin, voici le colonel O'Neill, de l'armée de l'Air. Il apporte des preuves qui démontrent l'innocence du docteur.
- Ha... Désolé de vous avoir un peu malmené, docteur Jackson.
- Pas grave... Je vais commencer à prendre l'habitude. »
Danny entra à son tour dans la pièce.
« Y'a du nouveau ? »
Après que le colonel et le docteur furent partis, les agents se réunirent dans l'Open Space et Jack leur expliqua ce qui se passait :
« Qu'est ce que l'armée vient foutre là dedans ? demanda Martin.
- Apparemment Jackson est un de leurs consultant.
- En tout cas, retour a la case départ.
- Non, on a perdu l'affaire. Elle a été reprise par la N.S.A.
- Tant mieux, lança Danny, je suis épuisé, je rentre chez moi.
- Non, répondit Jack, Martin et toi avez des dossiers à finir, vous restez ici
Quand ils eurent fini leurs rapports, Danny proposa à Martin d'aller prendre un verre :
« Avec plaisir, répondit ce dernier, on va où ?
- Je connais un petit bar sympa dans le centre, ils servent d'excellents jus de fruits.
- Allons-y, conclu Martin. »
Une fois arrivés au bar, les deux hommes s'installèrent à une table, commandèrent un jus de fruit et commencèrent à discuter.Au bout de cinq minutes, une jeune fille visiblement ivre morte s'approcha de leur table :
« Salut beaux gosses, vous voulez vous amuser ?
- Vous feriez mieux de rentrer chez vous et de désouler, mademoiselle. répondit Martin. »
L'adolescente s'éloigna.Soudain, Danny empoigna Martin puis l'emmena dans un coin de la salle :
« Mais qu'est ce qui te prend, Martin ? demanda Danny, visiblement très en colère.
- Comment ça qu'est ce qui me prend ? répondit Martin, indigné, qu'est ce qui te prend toi, oui ? Tu peux m'expliquer pourquoi tu me gueule dessus ? Je t'ai rien fait que je sache, non ?
- A moi non, mais a cette fille, si !
- Quoi ? Tu m'engueule à cause de cette fille ! Tu ne t'attendais quand même pas à ce que je la mette dans mon lit ?
- Non, mais tu aurais pu être plus poli !
- Et pourquoi ?
- Parce que tu sais pertinemment que je suis un ancien alcoolique !
- Je ne vois pas le rapport.
- Tu devrais pourtant savoir que quand on est saoul, on ne contrôle pas ses gestes et ses paroles! termina Danny avant de sortir du bar, plantant Martin sur place. »
Martin était stupéfait, il ne comprenait plus Danny. Il n'avait rien fait de mal, avait répondu poliment a la jeune fille et pourtant...
« Ca va lui passer, pensa-il, demain, tout sera oublié. »
Mais il n'en était pas aussi sur qu'il en avait l'air.
Le lendemain matin, l'inquiétude de Martin se confirma, en effet, quand le jeune agent arriva à son bureau, il vit tout de suite que Danny ne lui adressait plus la parole et faisait tout pour l'éviter.
Ce petit manège durait depuis deux jours, deux jours éprouvants pour Martin, qui s'en voulait énormément de s'être disputé avec son meilleur ami.Mais une nouvelle enquête vint mettre fin à son supplice :
« Les enfants, on a une nouvelle affaire, lança Jack a la cantonade.»
Quand toute l'équipe eu finie de s'installer, Jack commença son briefing :
« La famille Powell : Anne, la mère, elle a 36 ans.Josh, le père, en a 38.Ils ont quatre enfants : Max, 15 ans, Alex, 12 ans, et enfin, des jumelles, Marie et claire, 9 ans.Ils ont tous disparus de chez eux cette nuit.
- Quoi? s'étonna Sam.
- Tu as bien entendu : ils se sont évaporés dans la nature !
- On a des pistes, des indices, quoi que ce soit ?interrogea Danny.
- Pas la moindre piste, pas d'empreintes non identifiées, rien du tout.
- qui a signalé leur disparition ?demanda Elena
- Les voisins, ils s'étonnaient de ne pas les voir sortir de chez eux. D'autres questions ? Non ? Bon, et bien, commençons !
-Danny, tu vas chez eux, interroge tout le monde, famille, amis, voisins, je veut tout savoir sur eux.
- Ok ! répondit le concerné
- Sam, tu va fouiner du coté du travail de la mère et Elena, même chose pour le père.
- D'accord ! lancèrent les deux jeunes femmes en c½ur
- Et moi ? demanda Martin
- Toi, tu va à l'école et tu interroge les professeurs, les élèves et le directeur.
- D'accord.
ECOLE PUBLIQUE DE SAINTE MANGOUSTE
« Bonjour, vous êtes le directeur de cette école ? demanda Martin
- Oui, et vous êtes ?
- Martin Fitzgerald, F.B.I. répondit le jeune homme, spontanément, en sortant sa plaque.
- Que puis-je pour vous ? s'empressa de demander le directeur, intimidé par la plaque et l'arme de l'agent.
- La famille Powell a disparue et je voudrais que vous me disiez tout ce que vous savez sur eux .
- Mon dieu, c'est terrible ! Ce sont des gens biens, Max a quelques difficultés scolaire mais sinon, tout va bien.
- Vous n'avez pas remarqué des changements ces derniers temps ?
- C'est-à-dire ? demanda l'homme, méfiant.
- Un changement dans leur comportement, de mauvaises fréquentations..., expliqua Martin.
- Allons parler dans mon bureau, lança soudain son interlocuteur. »
Martin le suivi sans rechigner, comprenant qu'il avait quelque chose d'important à lui dire.
« Monsieur Tania, demanda-il, qu'avez-vous vu ?
- c'était il y a une semaine, devant l'école, Alex parlait avec un homme.
- Vous savez qui était cet homme ?
- Non, désolé.
- Est il revenu après ?
- Non, jamais.
- D'accord, merci. »
MAISON DES POWELL
Danny était entrain d'interroger une amie des Powell quand son portable sonna :
« Taylor.
- Danny, c'est Martin, je viens d'interroger le directeur.Il dit qu'il a vu Alex parler avec un homme, il y a une semaine, a la sortie de l'école. D'après lui, c'était la première fois qu'il le voyait.
- Tu as sa description ?
- La quarantaine, brun, cheveux courts.Aucun signe particulier.
- Ok, merci. »
L'agent retourna à son interrogatoire et demanda à la jeune femme :
« Mademoiselle, savez vous comment font les enfants pour rentrer de l'école ?
- Ils rentrent toujours a pied, ce n'est pas très loin.
- Savez vous si un homme a ramené Alex il y a une semaine ?
- Non, je n'en ai aucune idée, pourquoi ?
- Alex a été vu par la directrice entrain de parler à un homme inconnu à la sortie de l'école.
- Je ne vois pas qui ça peut être, désolée.
- d'accord, merci. »
UNE HEURE PLUS TARD, Q.G. DU F.B.I.
« C'est exaspérant, lança Martin, pas une seule piste à part cette histoire d'homme inconnu et tout a fait quelconque qui parlait avec Alex
- C'est déjà ça !relativisa Elena
- Tu parles ! On a rien du tout »
Soudainement, Jack entra dans la pièce en courant.
« On a retrouvé La famille Powell
- Tant mieux !
- Ils sont morts, ils ont étés égorgés et torturés.
- Oh non ! s'exclama Danny
- On sait qui a fait ça ?demanda Sam
- Les crimes violents travaillent dessus.
DEUX JOURS APRES
L'équipe n'avait pas d'affaire en cours et était entrain de rédiger des dossier quand des hommes des enquêtes internes débarquèrent.Ils se dirigèrent tout droit vers Martin :
« Martin Fitzgerald, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre et la torture des six membres de la famille Powell ; vous avez le droit de garder le silence, si vous renoncez a ce droit, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal, vous avez le droit a un avocat, si vous ne pouvez vous en procurer un, il vous en sera commit un d'office...
- Que faites vous ? cria Danny en se précipitant sur eux
- Que se passe t'il ?demanda Jack, alerté par le bruit
- Ils arrêtent Martin !
- Quoi ? C'est quoi ces histoires ?
- Appelez mon père !leur dit Martin tandis que les agents l'emmenaient. »
Sam et Elena étaient tellement sous le choc qu'elles ne dirent pas un mot et se contentèrent de regarder Martin passer, la bouche grande ouverte.Vivian, qui rentrait de vacance aujourd'hui, arriva juste a cet instant.
« Mais qu'est ce qui se passe ici ? Martin, qu'est ce qui leur prend ? »
Quand les deux agents furent partis avec Martin, Jack demanda à Danny :
« De quoi ils l'inculpent ?
- Du meurtre de la famille Powell
- C'est une blague ?
- Non, mais c'est bien fait pour sa gueule !
- Danny, le réprimanda Jack, tu n'as pas honte de dire ça ? Il faut oublier les vieilles rancoeurs et l'aider au maximum ! Tout le monde ici sait qu'il n'aurai jamais fait ça ! Vivian, tu appelle Victor Fitzgerald, moi je m'occupe du directeur des affaires internes, Sam contacte l'équipe chargée de l'enquête et Elena tu va me trouver ou ils comptent envoyer Martin.
- Et moi, demanda Danny tandis que ses collègues partaient déjà exécuter les ordres de leurs patron, je fait quoi ?
- Tu restes ici, tu prends régulièrement des nouvelles de tout le monde et tu réfléchis à ton attitude inacceptable. »
Et Jack parti, laissant sur place un Danny stupéfait et incrédule.
UNE DEMI-HEURE PLUS TARD, DANS L'OPEN SPACE
Ils étaient tous réunis, Jack, Sam, Danny, Vivian, Elena, le père de Martin et même l'agent Mc Intosh, directeur de l'enquête ainsi que Mr Carter, des enquêtes internes.
« Qu'est ce que c'est que cette histoire, lança Mr Fitzgerald, mon fils, en prison ! Il y a forcément une erreur !
- Victor, calmez-vous ! lança Jack.Nous allons régler ce problème très rapidement et sans aucuns incidents.Messieurs Mc Intosh et Carter ici présents vont se faire un plaisir de nous expliquer ce qui se passe et nous allons les écouter tranquillement.
- Et bien, commença Mc Intosh, nous avons retrouvé les empreintes et l'A.D.N. de votre agent partout sur le lieu du crime et sur les corps des Powell...
- C'est impossible ! le coupa le directeur adjoint
- Mr Fitzgerald ! Calmez-vous.Nous avons fait notre travail, ce n'est pas de ma faute si votre fils est un criminel !
- Fermez là ! hurla Danny, qui s'était levé brusquement.Mc Intosh nous a mit dans la merde en prévenant les enquêtes internes mais ce n'est pas une raison pour chercher la bagarre, Mr Fitzgerald !
- Bon, tout le monde se calme, je suis persuadé comme la majorité des gens ici que Martin n'a absolument pas pu faire ça, c'est donc sûrement un coup monté. Au lieu de nous engueuler, nous ferions mieux de chercher les vrais coupables !intervint Jack. »
Pendant ce temps, Martin était conduit dans une prison fédérale New-Yorkaise par les deux agents qui s'étaient occupés de son arrestation.
« Puisque je vous dit que je n'ai absolument rien fait !
- Ta gueule, connard ! On sait très bien que tu les as tués ! Tu les as aussi torturés ! J'ai vu leurs corps, tu mérites vraiment la peine capitale !
- Mais ce n'est pas moi le coupable !
- FERME LA ! Hurla l'agent en lui assénant un magistral coup de poing en pleine tète, tu es un monstre, une abomination ! Et dire que l'on t'a autorisé a porter un flingue. »
Martin ne comprenait pas ce qui lui arrivait, il se retrouvait à subir les coups et les insultes d'un flic en colère alors qu'il n'avait absolument rien fait. Il se demandait ce que pensent ses collègues de lui, si ils le croyaient coupable... Et son père, que ferait il quand il l'apprendrait ? Userait il de son influence pour l'aider, ou, au contraire, pour le faire condamner ?
Les menottes lui faisaient un mal de chien et il avait des difficultés pour respirer. Il espérait que son calvaire serait bientôt terminé.
C'était le branle-bas de combat au Q.G. du F.B.I., Jack dirigeait les opérations pour tenter de prouver l'innocence de Martin. Il avait ordonné à Vivian de relire tout le dossier a la recherche d'une incohérence, sans aucun résultat. Sam et Danny, quand a eux, étaient allés sur les lieux du crime pour chercher des indices tandis qu'Elena cherchait parmi les nombreux ennemis de Martin une personne susceptible d'avoir monté un coup pareil. Mais malgré leurs efforts, toutes les preuves étaient contre le pauvre agent, et certaines personnes commençaient à douter de son innocence.
« On a absolument rien, s'énerva Elena, je vais finir par croire en sa culpabilité si ça continue comme ça !
- Ne redis jamais ça ! s'exclama Danny, je suis absolument certain que Martin est innocent ! J'y parierai ma vie !
- Et pourquoi ce soudain changement d'opinion ?
- Quoi ? Qu'est ce que tu insinue ?
- Je n'insinue pas, je constate ! Il y a quelques heures, tu disais que c'était bien fait pour lui et maintenant tu le défends au péril de ta vie !
- J'y ai réfléchi, et maintenant je peux parier ma vie qu'il est innocent !
- Et vous risqueriez de la perdre, agent Taylor, intervient Carter en apparaissant dans l'entrebâillement de la porte.
- Agent Carter, quel plaisir de vous voir ! répondit le jeune homme, ironique. Qu'est ce qui nous vaut l'honneur de votre visite ?
- Je viens vous annoncer que votre « ami » sera jugé dans quatre jours.
Quoi ! Mais d'habitude cela prend des mois, voir des années !
- Je sais, mais dans le cas de votre ami, il est préférable de se dépêcher. Et d'ailleurs, la sentence sera exécutée aussi vite que le procès.
C'est dégueulasse ! lança Sam
- C'est la justice, répondit Carter.
- C'est l'injustice, oui ! dit Danny, qui malgré son désespoir, tentait toujours de coincer Carter avec des jeux de mots pas toujours très fins.
- Très drôle, agent Taylor, je voit que la mort imminente de Fitzgerald vous laisse de marbre ! »
Danny perdit tout contrôle à l'entente de ces mots. Il se précipita sur l'autre agent et lui asséna un magnifique coup de pied dans les parties. Carter, plié en deux par la douleur, murmura :
« Vous allez me le payer !
- C'est ce qu'on va voir. »
Entre temps, Martin était arrivé à la prison. Ses geôliers
L'avaient jeté dans une cellule individuelle « en attendant son procès » et lui avait laissé de quoi subvenir a ses besoins.Le jeune homme était tellement épuisé qu'il ne prit même pas le temps de manger mais se contenta de se désaltérer et de s'installer sur sa couchette.
A peine avait il posé sa tète dessus qu'il s'endormit instantanément. Sa nuit fut remplie d'horribles cauchemars.
Le lendemain matin
Martin se réveilla en sursaut. Il regarda autour de lui, il se trouvait dans une pièce froide, aux murs gris et sales. Il ne savait pas ce qu'il faisait ici, ni ou il était, d'ailleurs.Soudain, tout lui revint en mémoire : Son arrestation, ses geôliers, la prison... Il ne comprenais toujours pas ce qui arrivait, enfin si, il savait pourquoi il était ici, mais ignorai ce qui c'était passé pour qu'il y arrive. Ses pensées étaient encore confuses et il était troublé par l'étroitesse de la cellule et l'absence de ses collègues qui étaient devenus toute sa vie depuis son entrée au F.B.I. Jack était le père aimant qu'il n'avait jamais eu, et Vivian la mère toujours la quand on en avait besoin, pour protéger ou consoler. Elena et Danny étaient ses frères et s½urs, et Sam, Sam... enfin, bref. Il espérait encore que tout cela n'était qu'un cauchemar mais sans trop y croire. Il se demandais quel heure il était car les flics lui avait retiré tous les objets autres que ses vêtements et ses chaussures.Il se demandais quand es ce qu'on viendrai le chercher pour l'interroger, mais surtout quand es ce qu'on lui apporterai a manger, car il crevait de faim. Soudain, il entendit la porte s'ouvrir :
« Lève-toi, ordure, debout !
- Mmmh, attendez deux minutes...
- On n'est pas dans un hôtel ! Debout ! Mais tu vas te lever, oui ! Le juge t'attend ! Debout, bordel !
- Mais c'est bon, putain, c'est bon ! Je me lève, mais laissez moi respirer un peu!
- On te laisse respirer si on veut, alors maintenant tu la fermes et tu te lèves ! hurla le premier gardien, qui commençait à perdre patience. »
Martin n'eu même pas le temps de se redresser que le deuxième gardien se jeta sur lui et l'empoigna par le col.
« Tu veut pas te lever, d'accord, mais t'a peut être oublié ou tu était en ce moment : tu es en prison, mon gars, en prison ! T'es pas allongé chez toi, sur ton grand lit, et t'as pas le droit d'appeler ton patron pour avoir un jour de congé ! T'as tué des gens, maintenant tu vas le payer cher !
- T'as le droit à une visite avant d'aller voir le juge, alors choisi vite ! reprit le premier gardien
- Vivian, je veux voir Vivian !
- Appelle la noire, lança le gardien à son collègue.
DIX MINUTES PLUS TARD, PARLOIR DE LA PRISON.
« Martin ! Est-ce que ça va ? demanda immédiatement Vivian en voyant la tête de son jeune collègue.
- Bof, ça pourrait aller mieux.
- Sérieusement, est ce qu'ils te traitent bien ?
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Martin, ton père s'inquiète pour toi et...
- Non, sans blague ! la coupa Martin
- Martin ! Si ils te traitent mal, ton père peut faire quelque chose !
- Tu n'as qu'à lui dire qu'ils me traitent comme ils traiteraient un flic violeur et meurtrier...
- Ne t'inquiète pas, on va arranger ça !
- Les visites sont terminées ! hurla un gardien tandis que retentissait une sonnerie stridente.
- Ne te laisse pas abattre, dit Vivian, on va s'en sortir ! »
UNE DEMI HEURE PLUS TARD, AU TRIBUNAL, ENTRETIEN AVEC LE JUGE.
« Monsieur Fitzgerald je présume ?
- Tout à fait, monsieur le juge, Répondit le gardien.
- Laissez nous seul, je vous prie !
- Mais...
- Ecoutez, Fitzgerald n'est pas un imbécile, il ne va pas se jeter sur moi dés que vous aurez franchi la porte !
- Mais...
-Ecoutez, je prend l'entière responsabilité de ce qui pourrait se passer, mais comme vous n'avez pas l'air d'apprécier Fitzgerald, il faut que vous sortiez ! C'est uniquement dans un souci d'impartialité !
- Bon, d'accord. »
Quand le gardien fut parti, le juge se pencha vers Martin et lui dit :
« J'ai un truc a t'apprendre : le type que t'as assassiné, il me devait un paquet de fric ! Et maintenant qu'il est mort, qui va me payer ?
- Mais je n'ai rien fait ! Et d'ailleurs, ce n'est pas mon problème si vous êtes un juge véreux !
- Tu vas voir ce qui va t'arriver, sale fils de pute !
- Au moins ma mère était consentante, elle ! lui répondit Martin, qui commençait à s'énerver.
- Tu vas voir ce que je vais te faire, espèce d'enculé !
- J'ai beau regarder, je ne vois rien !
- Je vais te faire condamner a mort !
- Grande nouvelle !
- Mais avant, je vais te laisser dans une cellule avec quelques amis
- Bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu !
- Tu vas le regretter !
- Des menaces, toujours des menaces... Vous ne savez rien faire d'autre ou quoi ?
- Espèce de salopard !
- Ah oui, et vous savez insulter aussi !
- Mais ferme-là, putain de bordel de merde !
- Insultes, gros mots et menaces ! C'est du joli !
- Mais en quelle langue faut t'le dire !
- J'sais pas, en serbo-croate, ou en togolais !
- Je vais te détruire, te briser, te...
- Vous voulez pas changer de disque, non ?
- Tu sais que ton gardien est un de mes amis ?
- J'en ai rien a foutre
- Je vais le rappeler...
- Tant mieux pour vous.
- Et lui dire de s'occuper de toi !
- Si ça peut vous amuser...
- GARDIEN !
- Oui ?
- Occupe toi de lui, murmura le juge au gardien, mais ne laisse pas de traces et garde le vivant.
- D'accord. »
Le gardien raccompagna Martin à la prison et l'enferma dans une salle au sous sol.
« Alors je t'explique : tu avoue les meurtres et je te laisse
tranquille, ou bien je te force à les avouer !
- Mais on vous a jamais appris l'originalité ?
- Très bien, je n'aime pas ça, mais tu vas me forcer à employer les grands moyens ! »
Pendant ce temps, bureau du FBI
Vivian était rentrée au bureau et racontait à toute l'équipe sa conversation avec Martin à la prison.
« C'est horrible, il faut faire quelque chose ! lança Danny
- Comme trouver le coupable, par exemple ! répondit Victor, sarcastique.
- Ca, on est tous d'accord là-dessus ! »
Soudain, Van Doran les appela dans son bureau :