C'est pas mon jour

Auteur: Théana
Titre: C'est pas mon jour
Genre: One Shot, Inclassable
Personnages: Danny...


Il y a des jours où tu te dis que tu aurais mieux fait de rester couché. Au chaud, sous ta couette. Enveloppé par cette douceur, qui forme une protection inaltérable contre tous les petits problèmes de la vie.

Mais tu sais que tu n'as pas le choix, que tu es obligé de te lever, de te laver et de partir travailler. Tu sors de chez toi et bien évidemment l'ascenseur ne fonctionne pas, alors tu es bon pour te taper les 6 étages à pied. Fait exprès la minuterie ne marche pas, les escaliers sont plongés dans le noir et tu te dis que tu vas te casser la gueule avant d'être au rez-de-chaussée.

Mais non, tout va bien, tu es un grand garçon, tu as descendu les marches comme un grand. Tu pousses la porte d'entrée et le froid te saisis. Tu essaies désespérément de te rappeler où tu as bien pu garer ta voiture, tu la trouves et la tu restes devant un instant en voyant que le pare-brise est gelé, tu te rappelles que tu n'as pas fait réparer le chauffage et qu'il va falloir gratter.

Juste aujourd'hui ou bien évidemment tu es en retard. Enfin, la glace est partie, tes mains sont gelées, tu démarres et la tu soupires de soulagement, elle a démarré !!

Tu sors de ta place de stationnement, tu vas au bout de ta rue et tu tombes dans un bouchon... Camion-poubelle ? Mec qui ne sait pas faire un créneau ? Un qui bloque parce qu'il a forcé le passage ? Tu ne sais pas, tu le maudis car tu vas être encore plus en retard !

Enfin tu arrives au bureau, tu prends l'accès au parking souterrain ou tu t'aperçois qu'un crétin a pris ta place et qu'il faut que tu en trouves une autre..... Mission accomplie !

Tu prends l'ascenseur et bien évidemment, alors que tu veux arriver au 12ème au plus vite, il s'arrête à chaque étage. Enfin, tu y es. Tu passes le plus discrètement possible devant le bureau de Jack et...... raté !

La porte s'ouvre, Jack en sort avec la tête des mauvais jours. Tu rentres ta tête dans les épaules comme pour atténuer le choc « Danny, tu es en retard ! »

Merci, je le savais déjà. Tu penses cette phrase tellement fort que tu t'aperçois trop tard que tu l'as prononcé à voix haute. Le regard noir de Jack te le confirme. Tu t'éclipses au plus vite et tu rejoins ton poste. Les autres te font un petit signe de la main en guise de bonjour. Ils sont plongés dans leurs dossiers. Tu lèves la tête et tu vois une nouvelle photo accrochée au tableau blanc, une nouvelle affaire.

Et là, le manque de caféine se fait urgent, alors tu vas te prendre un café. Bien évidemment tu en renverse ! Le temps de réparer cette bêtise, tu te rends compte que Jack te cherche.

Il est la, te fait signe de le suivre dans son bureau. Alors tu y vas, songeant à ta merveilleuse couette sous laquelle tu rêves d'être. Il s'assoit et te passe l'engueulade du siècle, tout y passe, le retard, le portable que tu avais oublié de recharger, le fait que tu sois pas rasé, pas coiffé, que tu oses prendre un café alors qu'il y a une enquête qui s'est déclenchée.....

En fait tu comprends vite qu'il n'est pas bien, qu'il se sert de toi comme défouloir. Et c'est ce qui te fait le plus mal, être considéré comme un punching ball.

Tu relèves la tête, tu le fixes fans les yeux et tu ne peux t'empêcher de lui répondre en colère «C'est bon t'as fini ? Parce que la on a du boulot !

Et c'est fou comment tu remarques ma malheureuse demi-heure de retard mais pas le fait que je passe régulièrement des nuits à bosser pour toi ! » Et tu pars en claquant la porte. C'est décidément une journée de merde !

Tu t'assois à ta place, énervé au possible, blessé même. Tu te rends vite compte d'une présence derrière toi. Vivian est la, attentive comme toujours. Elle veut en savoir plus, tu ne veux pas lui parler mais elle a compris. Elle part et tu sais qu'elle va voir Jack. Qu'elle va lui parler, prendre ta défense et cela te fait un bien fou.

La journée passe rapidement, la disparue ne l'est plus mais il est déjà minuit. Comme d'habitude, tu es le dernier à partir enfin presque. Jack est la, il te voit passer, il te fait signe et tu entres dans son bureau pour la deuxième fois de la journée.

Il s'est calmé, il est attentif, il te regarde et se rend compte que tu es en vrac dans ta tête, que tu es épuisé. Alors il te parle, il te rassure et tu l'écoutes parce que c'est Jack tout simplement. Tu repars heureux car tu as besoin de sa reconnaissance, de son affection car tu en as toujours manqué.

Tu arrives chez toi, l'ascenseur est toujours en panne. Tu te tapes les 6 étages à pied, au moins ce soir il y a de la lumière. Tu rentres chez toi, tu files sous la douche et tu te précipites sous la couette.

Cette merveilleuse couette dont tu as rêvé toute la journée. Tu fermes les yeux pour oublier cette journée infernale. Demain sera un autre jour.
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# Posté le lundi 25 février 2008 10:21

Modifié le lundi 25 février 2008 11:44

Epreuve

Auteur: Théana
Titre: Epreuve
Genre: One Shot, Inclassable
Personnages: Vivian...

Le jour ou un médecin t'annonce que ce que tu prenais pour de la fatigue, du surmenage tout au plus est une maladie très grave, tu restes là à le regarder. Il ne peut que s'être trompé, ça arrive tous les jours, à croire que les toubibs ont leurs diplômes dans un paquet de lessive...

Mais son regard est grave et je réalise petit à petit que c'est vrai. Que mon c½ur est malade au point que je peux en mourir. J'ai soudain l'impression que le sol s'ouvre sous mes pieds et que je suis engloutie dans une dimension que je ne connais pas. Une dimension faite de peur, de douleur, de désespoir et de colère aussi. Pourquoi moi ? C'est la première pensée qui me vient à l'esprit. J'inspire profondément et je l'écoute avec attention, ma survie en dépend.

Je sors de son cabinet la tête en vrac. A part pleurer, je ne sais pas comment réagir. A mon âge, on n'imagine pas que cela peut arriver et puis mon esprit se porte sur Reggie. Ce n'est encore qu'un enfant même s'il joue à l'homme. Il a besoin de moi, je ne peux pas mourir et le laisser seul.

Etrange paradoxe, j'ai peur de cette mort annoncée alors que je l'affronte sans ciller dans mon travail....

Mon travail justement, comment l'annoncer à l'équipe ? Leur dire que je ne suis plus bonne à rien ? Je n'y arriverais pas, ce boulot c'est une partie de moi. Y renoncer, c'est aussi mourir.
Alors, c'est décidé, je ne dirais rien. Je vais avaler ces médicaments miracles, faire attention et attendre le moment où l'opération sera inévitable.

Il faut cependant que je l'annonce à Marcus, je dois lui dire. Me taire serait une trahison. J'attendrais ce soir, quand Reggie sera couché. Lui, mon bébé, je ne veux pas qu'il sache, pas encore. Je ne veux pas lui voler son insouciance. Il sera bien temps pour lui un jour de la perdre.

Et les jours passent, rythmés maintenant par la prise des médicaments. Je me sens fatiguée et pourtant je dois donner le change. Ma baisse de forme interpelle mes collègues, j'en ai conscience, ils se sont tous manifesté à un moment ou un autre. Et je leur ai menti, droit dans les yeux, sans aucun remord. Sauf pour Danny peut être. Je sens son regard se poser de plus en plus souvent sur moi, il sent que je cache quelque chose et je m'en veux de lui mentir mais je n'ai pas le choix.

Jusqu'à cette enquête plus épuisante que les autres, je suis au bout du rouleau. Je sens mon c½ur au bord des lèvres, la peur se mêle à ma douleur. Danny me regarde à nouveau, inquiet. Il sent que quelque chose ne va pas, je le rassure d'un sourire. Il repart à la recherche du disparu. Je l'attends debout, sous la pluie, à côté de la voiture. Les autres sont arrivés, Jack prend les choses en main. Je sens ma vue se brouiller, puis de l'eau sur moi. Sans m'en rendre compte, j'ai laissé tomber mon parapluie et d'un coup les ténèbres prennent possession de moi.

Des murs blancs, un bip lancinant, je me réveille avec difficulté. Marcus me tient la main, Reggie me regarde, les yeux brillants de larmes. Le médecin vient me voir, mon état s'est aggravé et il doit m'opérer rapidement. Je dois récupérer de cette alerte sérieuse avant de passer sous son bistouri.

Et bien sur, je ne peux plus travailler, cela pourrait m'être fatal. J'encaisse à nouveau et sourit à ma famille, je les rassure et ils ont tellement envie de me croire, d'y croire tout simplement qu'ils sont soulagés.

De nouveau, les jours passent. Tous les collègues sont venus me voir, me soutenir de cette amitié particulière qui ne peut exister que dans une même meute, celle ou chaque membre protège l'autre, au risque de sa vie. Ils ont tous été adorables et m'appellent régulièrement pour un petit coucou.

J'ai encore ma place parmi eux même si je suis loin, je l'ai compris quand Danny est venu me voir, désespéré de la disparition de son frère. Je ne l'avais jamais vu si fragile. Un instant, j'en ai oublié ma maladie.

Et le jour J est enfin arrivé. Allongée dans ma chambre d'hôpital, je suis liquéfiée de peur, je sais que c'est peut être la dernière fois que je vois la lumière du jour. J'ai demandé à être seule pour que l'on ne me voit pas pleurer, craquer et bien évidemment Jack n'a pas écouté. Il se tient devant moi, il ne sait pas quoi dire mais je sens son inquiétude pour moi. Je le chasse de ma chambre, comme un gamin chapardeur.

Puis les brancardiers poussent mon lit jusqu'au bloc opératoire. J'ai l'impression d'être dans la 4ème dimension en voyant tous ces hommes et femmes en tenue verte. On me place un masque sur la bouche et je glisse lentement dans le sommeil, peut être pour la dernière fois.

Un rai de lumière blanche puis un autre. Je ne ressens rien, tout est envahi d'une brume blanche et lumineuse que je n'avais jamais vue. Alors, c'est ça l'autre monde....

Et puis j'entends une voix diffuse, je la reconnais et petit à petit je comprends ce que j'entends « Vivian, ma chérie, réveilles toi !! »

C'est Marcus qui m'appelle. Je cligne des yeux plusieurs fois avant de les ouvrir. Il se tient au-dessus de moi, un sourire noyé de larmes.

« Tu as réussi ma chérie !! »

Je réalise que je suis en vie. Une joie immense m'envahit, c'est la fin d'un long cauchemar, c'est le début d'une nouvelle vie même si je sais que le chemin va être encore long pour que je redevienne la Vivian d'avant.

Enfin pas tout à fait, voir la mort de près, la côtoyer jour après jour vous donne de nouvelles perspectives pour votre vie.

C'est décidé, je vais profiter de ma nouvelle chance.
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# Posté le lundi 25 février 2008 10:31

Modifié le lundi 25 février 2008 11:44

Lui

Auteur: Théana
Titre: Lui
Genre: One Shot, Drama
Personnages: Danny...

Surtout ne plus bouger, ne plus parler, ne plus pleurer..... Comme ça il arrêtera. Il aura gagné encore une fois, il aura l'impression d'être le chef de famille. Celui a qui ont doit obéir, Aveuglément.

Mais ça fait trop mal et un sanglot s'échappe, minuscule mais il a quand même entendu « Je t'ai dit de te taire !! » hurle t'il avant qu'un nouveau coup de ceinture ne vienne te faire mal. Puis, il sort de la chambre enfin. Je me traîne jusque sous le lit, je suis encore petit, je peux encore passer. Lui non, c'est mon refuge.

Enfin presque, parce que l'autre jour, des que j'ai vu qu'il a pris la ceinture en main, j'ai couru pour me cacher dessous. Il a pas aimé, il l'a soulevé et m'a attrapé par les cheveux pour pouvoir mieux me corriger, comme il dit.

Pourtant je sais que je dois pas le mettre en colère, que c'est de ma faute s'il me tape. Je n'ai qu'a pas faire de bêtises. Mais je n'arrive pas toujours à être sage, à ne pas faire de bruits quand il est la.

Quand je suis tout seul avec Maman, c'est pas pareil. On rit, on chante, on se fait des câlins. J'ai même le droit de jouer dans le salon avec mes petites voitures. Mais c'est un secret, il faut pas lui dire, il ne veut pas qu'on fasse ça. Il crie toujours après maman parcequ'à cause d'elle, on sera pas des hommes.

Et ce soir, j'ai oublié une petite voiture sous la table et il la vue. Il a crié, il la jetée à la poubelle. C'était ma voiture préférée, celle que Raffie m'a offert pour mes 5 ans. J'ai pas pu m'empêcher de pleurer. Ça, il aime pas, il m'a crié d'arrêter mais j'ai pas réussi.

Il a pris sa ceinture et m'a tapé. Ça m'a fait mal, j'ai crié. Et il a hurlé contre maman que j'étais une chochotte à cause d'elle. Je sais pas ce que c'est une chochotte mais ça lui plait pas. Il m'a attrapé l'oreille et m'a forcé à aller dans ma chambre.

J'ai entendu maman pleurer et lui dire de plus me taper. Il l'a regardée et m'a mis un coup de pied sur les fesses, ça aussi ça fait mal...

Maintenant je suis sous mon lit, en sécurité. Je pleure sans faire de bruit, j'ai mal. Ça brûle là où il tapé. Et j'ai peur aussi, je l'entends crier après maman et elle pleure.

Mais faut qu'elle arrête de pleurer sinon il va la taper aussi. Pourquoi Raffie est pas là ? Lui, il est plus grand, il saurait quoi faire. Moi, je suis trop petit, je sais pas et j'ai peur.

J'entends plus rien, il a du arrêter, il s'est calmé. Mais je reste quand même sous le lit. Si Raffie revient pas ce soir, je vais dormir la. Mon ventre fait du bruit, j'ai faim. C'est l'heure de manger mais je veux pas y aller.... Maman m'apportera quelque chose plus tard, quand il dormira devant la télé.

D'un coup, il y a un grand bruit à côté, comme des assiettes qui se cassent, des casseroles qui sont jetées par terre. Et il recommence à crier parce que maman n'a pas fait à manger comme il voulait. Il dit que c'est dégueulasse, que même des cochons mangeraient pas. Je comprends pas, c'est toujours bon ce que maman fait à manger.

Il lui dit des vilains mots, ceux que j'ai pas droit de dire sinon maman me punit. Il la tape, j'entends le bruit des coups et maman pleurer, lui dire d'arrêter mais il continu.

Et moi, je veux pas qu'il la tape. Je sors de sous le lit et je vais dans le salon pour voir ce qui se passe. Elle est par terre et il lui met des coups de pied.

« Arrêtes !! T'as pas le droit de taper maman !!! » j'ai pas pu m'empêcher de lui crier dessus.

Il se retourne vers moi, il est vraiment très en colère. « Tu te prends pour qui pour me parler comme ça petit merdeux !!! » Il attrapa sa bouteille de bière trop vite et la fait tomber, elle se casse.

« T'as vu ??? A cause de toi !!! » Il a prend la bouteille cassée et me tape avec. J'ai eu peur, j'ai levé le bras et maintenant ça me brûle. Je regarde mon bras et y'a plein de sang qui coule. Il me regarde méchamment « tu l'as bien mérité !! » et il s'en va.

Ma tête tourne et j'ai envie de vomir. Maman s'est relevée en criant. Elle attrape un torchon de cuisine et m'enroule le poignet dedans. Elle me prend des ses bras et elle sort de l'appartement en courant. Elle court dans la rue, l'hôpital est pas loin. Je commence à être trop lourd pour elle. Elle a trébuché et on est tombé. Elle s'est relevée, m'a encore pris dans ses bras et elle court.

J'ai mal au poignet, je regarde le torchon, il est tout rouge. J'ai peur mais je ne pleure pas. On est arrivées à l'hôpital, un docteur arrive tout de suite.

Maman lui dit que je jouais et que je suis tombé sur la fenêtre qui s'est cassée. Elle me regarde, je comprends qu'il faut rien dire comme à l'école quand la maîtresse me demande pourquoi j'ai des bleus.

Le docteur me met un gros élastique autour du bras, me fait une piqûre. Il retire le torchon et fait la grimace.

« Je suis désolé Madame, on a pas le temps d'attendre que l'anesthésie fasse effet, il faut recoudre très vite !! »

J'ai compris ce qu'il a dit quand j'ai senti l'aiguille rentrer dans ma peau, encore et encore. Ça aussi, ça fait mal. Maman pleure en me caressant les cheveux. Elle me fait des bisous sur le front en me disant que je suis un grand garçon courageux, que je vais dormir à l'hôpital, que tout ira bien.

Mais moi, je veux pas être un grand garçon, je veux juste être son petit garçon à elle, et pas à l'autre.
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# Posté le lundi 25 février 2008 10:45

Modifié le lundi 25 février 2008 11:45

Erik

Auteur: Théana
Titre: Erik
Genre: One Shot, Drama
Personnages: Equipe, Autres...

La maison fourmille de policiers. Mon petit frère n'est pas rentré de l'école. Personne ne sait où il est, il a disparu. Il est presque minuit, il devrait être la depuis plus de 7 heures. Il n'a que 10 ans mais il a le droit maintenant de rentrer de l'école tout seul. On est pas à New York ici, on habite dans une petite ville tranquille. On peut jouer dans la rue, sortir avec ses amis, il n'y a pas de risques.

Erik est un garçon malin pour son âge, trop parfois. Il m'agace à longueur de journée, toujours à se mêler de mes affaires, à essayer de savoir ce que je fais. Ça lui permet de me faire du chantage, d'obtenir ce qu'il veut. Je meurs d'envie de le frapper plusieurs fois par jour.

Hier soir encore je lui ai hurlé dessus que je le détestais parce qu'il m'a arrosé de la fenêtre quand j'embrassais Tom. Je suis monté comme une furie dans sa chambre pour lui taper dessus, il s'était enfermé alors je lui ai dit que j'aurais aimé qu'il n'existe jamais.

Et il n'est plus la. Je reste assise dans le salon, prostrée. Un homme entre, imposant. Il se présente à mes parents, Jack Malone, FBI. Deux hommes l'accompagnent. Et je réalise que si le FBI est la, c'est que c'est grave, très grave. Je ne m'en rends pas compte mais je les fixe, immobile, seules les larmes coulant sur mes joues me différencient d'une statue de cire.

Un des jeunes hommes m'approche « Bonjour, je m'appelle Martin et toi ? » Il s'assoit à côté de moi, son regard est doux. « Bonnie »

« Quel âge as-tu ? »

« 16 ans »

« Je sais que tu es inquiètes et c'est normal. Sais-tu quelque chose qui pourrait nous aider ? »

Je secoue la tête. Non je ne sais rien. Je suis à un âge où les petits frères sont encombrants, où on les ignore puisqu'on ne peut pas les frapper.

« Même un détail, n'importe quoi.... Tout peut nous aider » Il est toujours aussi doux, gentil. Je le regarde enfin vraiment, il est beau. Je lui souris timidement. Alors je lui raconte les petits détails que je connais, je lui décris Erik, enfin le Erik qui me casse les pieds à longueur de journée. Il écoute, attentif, il me traite en adulte et prend des notes.

Je sursaute, l'autre jeune homme l'interpelle. « « Tu as quelque chose Martin ? ».

« Du calme, c'est Danny. Il travaille avec nous ». Je le regarde et je suis intimidée. Ce regard noir et vif, ce petit sourire, cette nervosité, cette attitude presque féline me troublent. Un trouble que je n'avais encore jamais ressenti. Je baisse les yeux, je n'ose plus le regarder, parler.

« Mademoiselle, savez vous s'il connaît quelqu'un qui a une fourgonnette bleue ? » Sa voix est légèrement rauque et me donne des frissons.

« Je sais pas » Il n'en attend pas plus et s'en va vers son chef. Je les vois parler, je le regarde se passer la main dans les cheveux, toujours aussi nerveux.

« Ça va ? » Martin est encore avec elle, prévenant.

« Je lui ai dit hier que j'aurais voulu qu'il ne naisse jamais.... » Je lui avoue cela, comme une faute qu'on veut expier.

« C'est rien. Cela ne doit pas être facile tous les jours d'avoir un petit frère quand on a 16 ans » Il me sourit, compréhensif. Et ce sourire me fait du bien.

Les heures passent, je reste dans mon fauteuil. Je continu à les observer, à essayer de voir ce qui, dans leur comportement, me donnerait une information sur Erik. Jack Malone se retourne, me regarde et me fait un petit sourire réconfortant. C'est étrange mais il ne m'intimide pas, son attitude calme, sa voix posée me rassurent.

Je regarde ces hommes qui passent la nuit à chercher Erik. Ils ont certainement une famille, ils ont besoin de se reposer, dormir et pourtant, ils sont la pour nous aider. Je me demande ce qui les pousse à agir comme ça. C'est difficile pour moi de concevoir cela, je me rends compte que depuis quelques temps, je suis devenue égoïste, je ne m'occupe que de ma petite personne.

Un cri me fait sursauter, c'est maman. Elle s'effondre dans les bras de Jack Malone. Mon père s'assoit sur une chaise, la tête dans les mains. Et je comprends. Je me lève et je marche vers eux, comme un automate. Martin est la, il me prend dans ses bras et me serre contre lui.

Ils l'ont retrouvé, trop tard. Je ressens un grand vide en moi, un immense chagrin. Je réalise que mon enfance est finie, que mon insouciance est morte à jamais et que ce drame change à jamais le cours de ma vie.

Je passe les bras autour de la taille de Martin et me serre encore plus contre lui, c'est ma bouée de sauvetage, celle qui me permet de ne pas couler. Mon petit frère ne sera plus jamais la.
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# Posté le lundi 25 février 2008 10:51

Modifié le lundi 25 février 2008 11:38

Attention au jeu...

Auteur: Théana
Titre: Attzntion au jeu...
Genre: One Shot, Love
Personnages: Samantha, Danny

« Tu crois qu'on va devoir attendre combien de temps comme ça ? »

« Je sais pas mon trésor... Le temps qu'il faudra.... »

« Mais cela fait presqu'une heure qu'on est dans ce hall, à poireauter !! »

« Vois le bon côté de choses, tu es avec moi ».

« Mouais..... »

« Et bien, ça fait plaisir.... ».

Il lui jeta un regard meurtri, teinté d'incompréhension. « Oh excuse moi, c'est juste que... » Elle s'interrompit en voyant son sourire moqueur. Elle était tombée dans le piège.

« Tu es infernal !! Tu n'es qu'un.... MEC !! » Elle lâcha ce mot comme si c'était l'insulte suprême et elle sut à son regard qu'elle n'aurait jamais du dire cela.

« Oh intéressant... Dis moi mon trésor, que s'est il passé ? Un chagrin d'amour, un mec qui n'a pas su te combler, qui n'était pas à la hauteur ? » demanda t'il en s'approchant.

« Non » Mais la réponse avait été trop vivace, elle aussi. Elle comprit qu'il ne la lâcherait plus, elle ne le connaissait que trop bien.

« Alors, qui te met dans un état pareil ? Allons Sam, c'est moi, ton petit Danny.... Tu sais que tu peux tout me dire... » Il avait ce petit sourire si particulier, si taquin.

« Non. Vérifies si le type arrive au lieu de dire des âneries »

« Donc tu ne veux pas en parler.... Je le connais alors.... Jack ou Martin ? »

Elle soupira bruyamment en guise de réponse. Son sourire s'élargit « donc j'ai raison c'est un des deux... Les deux peut être ? » demanda t-il avec une mimique amusante. Elle ne put s'empêcher de sourire en secouant la tête.

« Non... »

« Oh alors c'est parce que tu n'as personne.... Tu as peur de finir vieille fille, dévorée un soir par tes chiens sans que personne ne s'en rende compte »

« Je n'ai pas de chien ! »

« Donc, j'ai raison, tu as peur de finir toute seule » reprit il plus sérieux.

Elle soupira à nouveau, agacée. Il avait ce don pour réussir à savoir ce qui la préoccupait, il faisait le mariole, la harcelait de questions absurdes... Et elle finissait pas se rendre compte que ses questions n'étaient pas si absurdes que cela.

« Allez, Sam, ce n'est pas si grave. C'est juste une mauvaise période, tu finiras par rencontrer quelqu'un »

« Tu parles ! Je tombe jamais sur le bon, soit il est marié, soit il comprend rien, soit... »

« Soit il est nul au pieu »

« Danny ! »

« Ben quoi c'est vrai, c'est important aussi » répondit-il avec un petit sourire « Bon si je mets des noms sur tes reproches Jack était marié, Martin n'a rien compris. Qui est nul au pieu ?....Aie »

Elle lui avait asséné un petit coup sur le bras même si elle retenait à grand peine un sourire.

« Tu es infernal ... »

« Tu l'as déjà dit. Sincèrement Sam, tu ne devrais pas t'inquiéter, tu es belle à réveiller un cimetière de GI !! »

« Merci..... Alors explique-moi pourquoi je suis seule ? »

« Parce que tu ne cherches pas au bon endroit »

« J'ai cherché partout... Je demande pas grand chose, un mec gentil, sincère, drôle qui prendrait soin de moi... mais ça n'existe pas.. »

« Bien sur que si !! Et moi ?? Et en plus tu peux rajouter beau gosse, intelligent, plutôt doué au lit... » dit il avec un grand sourire

« J'ai oublié de dire modeste... » répliqua t'elle en riant

« Bingo, c'est moi... Je n'ai pas fait la liste de toutes mes qualités, par modestie »

Il pencha la tête de coté et lui sourit plus tendrement. Elle secoua la tête, amusée « Danny, on se connaît trop tous les deux, je connais tous tes défauts... Et puis si ton charme avait du agir sur moi, il y a longtemps que cela aurait du se produire »

« Parce que je ne t'ai pas tentée »

« Non parce que je ne suis pas tentée, tout simplement »

« Tu paris ? » dit il en se rapprochant.

« Pas la peine »

« Oh tu te défiles ? »

« Non ! » s'exclama t-elle. Elle ne pouvait résister à un défi et il savait. « Vas y Casanova, fais ton numéro mais tu ne te plaindras pas du râteau que tu vas prendre !! »

Il sourit et s'approcha tout prêt d'elle, l'obligeant à reculer jusqu'au moment ou elle fut bloquée par un mur. Il posa une main à coté d'elle, de l'autre, il arrangea une mèche de ses cheveux, son regard était noir, intense. Il pencha la tête pour lui parler à l'oreille, sans la toucher.

Mais il était tellement près qu'elle sentait la chaleur de son corps, son odeur. Elle ne lui avait jamais vu se regard. Son attention se fixa sur ce qu'il lui murmurait.

Chaque phrase, chaque mot trouvait un écho en elle. Il lui disait simplement comment il lui ferait l'amour, entre caresses et baisers. Ce qu'il attendait d'elle. Elle se sentait troublée, de plus en plus.

Ce qu'il lui disait étant emprunt de sensualité et elle imaginait ce que cela pouvait donner, ce qu'elle ressentirait. Elle sentait une douce chaleur s'emparer d'elle, du désir aussi.

Il arrêta de lui parler et la regarda à nouveau avec intensité. Il approcha ses lèvres tout doucement des siennes et l'embrassa. Ses lèvres étaient douces et chaudes. Son baiser sensuel, très vite elle le lui rendit.

Le bruit d'une voiture les fit sursauter. L'homme arrivait. Ils se séparèrent sans un regard, troublés que ce qui n'était qu'un jeu les ait emmenés aussi loin, conscients que rien ne serait plus comme avant.
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# Posté le lundi 25 février 2008 10:59

Modifié le lundi 25 février 2008 11:31